Grippe aviaire – Passage du niveau de risque à “Modéré”

Les voies de migrations descendantes actives des oiseaux sauvages en Europe sont fortement contaminées en IAHP comme en témoignent les détections chez des oiseaux sauvages migrateurs (anatidés), ainsi que dans une moindre mesure dans l’avifaune sauvage sentinelle (cygnes, rapaces), et les introductions en élevages et basse-cours.
Ces détections concernent aussi bien le nord de l’Europe que l’Europe centrale et particulièrement l’amont direct des voies de migrations concernant la France (Danemark, Pays-Bas, Allemagne…).

Les premières détections du virus de l’IAHP chez des oiseaux sauvages migrateurs (grues cendrées dans la Meuse le 18 novembre et dans les Bouches-du-Rhône le 19 novembre) et sur un goéland argenté dans le Morbihan le 26 novembre, mais aussi un premier foyer d’infection détecté le 26 novembre dans un élevage de volailles du Morbihan (signes cliniques sur des dindes) ont été déclarés en France.

Par conséquent, suite à la dégradation de la situation sanitaire vis-à-vis de l’IAHP en France dans les compartiments domestique et sauvage, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a décidé d’élever le niveau de risque en matière d’IAHP de “négligeable” à modéré sur l’ensemble du territoire métropolitain ; vous trouverez ci-joint le communiqué de presse du ministère de l’Agriculture du 28 novembre dernier.

Les mesures dorénavant applicables dans le Maine-et-Loire sont définies dans l’arrêté préfectoral DDPP n°2023-0439 déterminant une zone de contrôle renforcé et les mesures applicables dans cette zone (ci-joint) qui abroge l’arrêté préfectoral DDPP n°2023-0401 du 6 octobre dernier.
Les principales dispositions nouvellement introduites (surlignées dans l’arrêté) sont :
– toutes les volailles doivent être mises à l’abri en zone à risque particulier (article 3.1),
– tous les palmipèdes doivent être mis à l’abri en zone à risque de diffusion (article 3.2),
– les véhicules destinés au transport de palmipèdes de plus de 3 jours sont équipés de bâches ou de systèmes équivalents afin d’empêcher toute perte significative de plumes et duvets (article 3.3),
– les rassemblements de volailles et d’oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogation accordée par la DDPP de Maine-et-Loire (article 4),
– l’obligation de réalisation d’autocontrôles lors de mouvements de palmipèdes est étendue à l’ensemble des palmipèdes, quel que soit leur statut vaccinal (article 5).

Une mobilisation de tous les acteurs (de l’amont à l’aval : couvoirs, élevages de sélection, de multiplication et de production de volailles et d’œufs, transports, abattoirs…) des filières de production de volailles est nécessaire pour limiter le risque actuel et à venir.
Une vigilance renforcée appliquée à la surveillance événementielle, dans toutes les filières, et à l’observance stricte en routine des mesures de biosécurité par tous les maillons des filières est indispensable.

 

Lire le communiqué de presse–> ICI

Lire l’arrêté préfectoral DDPP N°2023-0439 –> ICI